lundi 16 juin 2008

La communauté

Vous n’aimez pas les immigrés !? Comme je vous comprends.

Cette population habitants, pour la plupart, dans nos chères banlieues françaises a une fâcheuse tendance au repli communautaire. Quelle attitude détestable ! Pensez donc, ils se regroupent et rejettent la société Française dans son ensemble. Leurs rapports hommes-femmes s'éloignent parfois des pratiques admises. Ils développent un tissu associatif communautaire et des commerces ethniques… Bref, tout leur comportement s’inscrit dans une logique négative de repli et de fermeture.
Buuueaark ! Pas étonnant, avec de tel comportement, qu’ils soient voués à la galère.

Heureusement que nous autres Français, une fois en terre étrangère, montrons l’exemple et nous faisons les apôtres de l’intégration, voir même de l’assimilation.


Alors c’est vrai que comme les immigrés de nos banlieues sereines et accueillantes, la communauté Française de Boston a tendance à se regrouper. La plus forte concentration de Français est à Arlington, la ville où nous habitons et où se trouve l’école Française. Mais quoi de plus normal finalement ! Arlington est un lieu de rencontre, de convivialité et d’entraide entre Français.

Nous n’étions pas aux US depuis 1 semaine que déjà nous avions des tas d’amis. Au point de manger les uns chez les autres tous les week ends. Du nord ! Du Sud ! De l’ouest ! Nous avons rencontré des gens de tous les coins … de France… Mais aussi des Américains… d’Amérique du Nord, du Canada plus exactement… Bon Ok ! nous ne fréquentons que des Français ou assimilés comme tel.

Mais Rien à voir avec cette logique négative de repli et de fermeture… Oh Ca non ! Pas nous Monsieur ! Il faut y voir une manière de s’adapter, de résister à une situation difficile.
Car vous savez comment sont les américains ?! … pas comme nous ! Et ca c’est tellement déplaisant !
Outre la barrière de la langue, aux Etats-Unis, les rapports hommes-femmes sont pudibonds. Ils sont si loin de notre culture de plaisir et de jouissance.
Il paraît que le ressentiment Anti Français chez les jeunes immigrés de France serait la conséquence du passé coloniale Français et des violences policières dont ils font l’objet. Foutaise !
La communauté Française de Boston nourrit un sentiment anti-américain pour de vraies raisons. En grande partie à cause de la politique impérialiste étrangère des Etats-Unis et de sa police surpuissante et sur-répressive. Et puis, la communauté a aussi sa paroisse et sa messe en Français, ses Boston French Parties où Desireless, Image et Gold sont vénérés tel des demi dieux (le meilleur de la France… avec les tee-shirts Wai-Kiki, les albums Panini et Patrick Sabatier)

Et puis, et puis, la semaine dernière, nous étions invités à une soirée déguisée entre gens propres, sachant s’amuser… Entre Français ! C’est bien vous suivez !
Le thème de la soirée était « les couples improbables. »
La plupart de nos amis étaient là. Le Chti’ chaperon rouge (Dunkerque reprezent) et les grands méchants loups, Esméralda et son quasi modo aux tempes grisonnantes et son air de George Cloney (très crédible) Peggy la cochonne et son boucher au chapelet de saucisses preservatifiées…

Keithette et moi étions déguisés en Monsieur déchets et Dame nature. Par militantisme écologique d’abord, Il est important de sensibiliser la communauté française aux problèmes d’environnement, surtout quand elle fait la fête. Elle est beaucoup plus réceptive. Ensuite par simplicité. Une poubelle bien remplie et un tee shirt préalablement taché de toutes sorte de crasse pour Monsieur déchet, Quelque branchage et une bonne dose de savoir faire pour Dame Nature… tu parles ! On en a bavé des ronds de chapeaux ! Une préparation de déguisement laborieuse mais une soirée magique.

Des grands, des gros, des petits, des chauves, des cochonnes, des jeunes loups, des riches, des pauv.. heu des moins riches dirons-nous.. Des Français de toutes sortes, unis par l’esprit de la fête sans barrière, ni tabou… On était bien !

La soirée a malheureusement été arrêtée par deux invités arrivés très en retard, habillés en policier US, chewing gums, lampe torche, flingue à la ceinture… Déguisement très réussi mais finalement pas tout à fait dans le thème. Ils ont cassé l’ambiance, ils étaient Américains et flics de surcroît.


Et alors que je regagnais ma voiture, perdue au milieu des 4x4 rutilants et autres grosses voitures gloutonnes, je songeais à mon costume et à l’écologie. (Il est 4 heures du mat !) Heureusement que les riches occidentaux sont là pour sensibiliser les populations du tiers-monde aux problèmes environnementaux qu’ils ont eux-mêmes créés. Qui fait tous les efforts pour sauver la planète ? Nous, riches occidentaux ! rien que nous !
C’est comme pour la mixité ! Heureusement que les riches occidentaux, les Français surtout, sont là pour assener aux populations issues de l’immigration enfermées dans leur communautarisme, les grands principes de mixité. Qui fait tous les efforts pour montrer la force de la mixité et de l'intégration? ... Nous, immigrés Français de Boston! ..heu … rien que nous ?!

Monsieur déchet et Dame nature

mercredi 21 mai 2008

La victoire est en nous... (et pas en vous!)

Diantre ! Que ce blog devient rachitique. Depuis 2 mois, il est à la diète. À la diète de chronique. Entre mes parents, la belle famille et HappyOwnerJaybetCarine début mai, le temps pour écrire a manqué. Il était temps que les visites cessent.
Mais revenons sur une des dernières en date. Celle de mon beau-frère Vévé et toute la belle famille. Et bien que ce blog soit d’habitude plus porté sur la poilade, il est un sujet Grave dont j’aimerais vous parler : La maladie de mon beau-frère.

S’il est délicat de parler de sa propre intimité, il est encore plus délicat de parler des malheurs qui nous accablent. Et c’est avec une émotion non dissimulée, que je souhaite livrer un témoignage bouleversant sur cette terrible épreuve, qu’en famille, nous venons de traverser.
Vévé est très gravement malade. Nous le savions depuis longtemps. Mais les dernières semaines avant son arrivé a Boston, son état n’avait fait qu’empirer. C’est un Vévé dans un état de tristesse et de désespoir extrême, que j’ai retrouvé à l’aéroport mi Avril.
Plusieurs fois auparavant, il s’était confié. Il nous avait parlé de cette maladie un peu honteuse dont les effets sur l’humeur et le comportement de la personne qui en souffre peuvent être très importants. Mais qu’en savions-nous réellement ? Presque rien. Et dès les premiers jours de son séjour, nous avons été confrontés à l’atrocité de son calvaire.
Crises de larmes soudaines, tremblements compulsifs, sueurs à l’évocation des mots « chèvre », « loose », ou encore « relégation », Vévé est atteint d’une terrible maladie. Il est fan du PSG.

Mais il est un traitement très efficace contre cette maladie, C’est d’ailleurs le seul connu à ce jour : Boston.
Si Paris est la quintessence de la loose, Boston, elle, est la ville de la réussite sportive par excellence. Et quel meilleur soin pour un fan du PSG, qu’une cure de 3 semaines de victoires.


Boston est en état de grâce. Déjà titulaire du titre de championne du monde de baseball, du titre de vice championne du monde de Football Américain, Boston pourrait revendiquer le titre de championne du monde de Basket (Ou des Etats-Unis ce qui est kif kif bouricaut… On ne va pas se formaliser pour si peu. On joue au Basket en France !? Vous êtes sur ? J’ignorai qu’il s’agissait du même Basket.) Et tout ça la même année. Un quasi grand chelem des 3 principaux sports américains.
Récapitulons.
Tout d’abord, La ville abrite la meilleure équipe de football us du début du XXIème siècle. Les New England Patriots qui ont gagné le Superbowl 3 fois en 2002, 2004 et 2005 et ont été finaliste lors de l’édition 2007-2008 en réalisant la saison presque parfaite (une seule défaite… en finale. Maudit Manning !). Mais on en a déjà parlé. Ne ravivons pas ce douloureux souvenir.

Ensuite, Les Red Sox de Boston, l’équipe de Base-ball, a scellé l’issue de la saison 2007 de baseball par la conquête de leur deuxième Série Mondiale en quatre ans. Et il pourrait bien réitérer l’exploit en 2008. C’est ce que nous sommes allé constater avec Vévé pour sa première séance de soin dont le protocole est très rigoureux :
D’abord s’équiper de la chemise et de la casquette des Red Soxs marqué de l’emblème de la B-Town. Ensuite acquérir bière, hot dog crasseux et french fries (les frites) poisseuses. Le bien-être est tangible dès les prémices de la séance.
Une fois assis, très vite, vous commencez à hurler des YEAAAH sans bien comprendre pourquoi. Vous êtes bien. Vous êtes entouré de gens à la panse bien pendante, YEAAAH, eux aussi vêtus de maillots à l’effigie de l’équipe, eux aussi, s’empiffrant de hot dogs crasseux et de french fries poisseuses. YEAAAH. Des fans du PSG en thérapie ? Vous dites vous. Mais vous avez déjà oublié. L’équipe gagne. YEAAAH. Comment ? Pourquoi ? Vous ne savez pas. Mais elle gagne. C’est l’essentiel. YEAAAH.
Apres 4 heures, 3 hot dogs, 1 litre de bière et 347 YEAAAHs, vous ressortez ravis. Votre équipe a gagné. Ca faisait des mois que ce n’était pas arrivé à Vévé. Ca lui a fait beaucoup de bien.

Petite parenthèse : Comme tout européen moyen, j’avais moi aussi quelques aprioris sur cette activité récréative régionale, entre terroirs et tradition, ses règles obscures et ses soit disant sportifs à la bedaine façon « bide a bières». J’ai été agréablement surpris. Apres 4 heures d’intenses concentrations, je pense avoir compris les grandes lignes et finalement je suis persuadé que j’ai plus vibré que devant un match du PSG.
Chuuuut ! ca reste entre nous. Ne le dites pas à Vévé. Il est fragile. Et, à ce stade de la thérapie, nous le savions, le chemin de la reconstruction serait encore long. Mais nous pouvions compter sur l’équipe de Basket de Boston.

Les Celtics de Boston est la franchise américaine la plus titrée avec 16 bannières de champions NBA en attendant peut être une 17eme cette année. Ils sont aujourd’hui, (ce soir même.. j’écris ce post devant la diffusion du 1er match) en final de conférence contre Detroit, juste avant la grande finale.
Les play-offs, les phases finales du championnat américain, ont commencé mi Avril. Et à raison d’un match tous les 2/3 jours à la télé, la convalescence ne pouvait que s’accélérer. les victoires s’enchainaient. Vévé se retrouvait, sortait de son isolement, reprenait peu à peu gout à la vie. Une vie différente certes ! Mais tellement plus heureuse.

Un soir, nous sommes partis avec Vévé, direction le Garden, tout de vert vêtu… A part Vévé qui, depuis cette fameuse soirée base-ball, ne voulait plus ôter son maillot des Red Soxs (des réminiscences de la maladie ? surement !)… Pour assister au match opposant les Celtics de Boston à Lebron James. La star des Cleveland Cavaliers bande d’ignare !
Let’s go Celtics ! Let’s go Celtics ! Le show poussé à son paroxysme ! Pas un seul instant où l’états-unien, ne dance pas, le bidon ballotant sur fond de rap édulcoré, aidé par des pom-pom-girls sous acides sautant dans tous les coins pour distribuer Cadeaux et tee shirts… Grosse grosse ambiance.

Petite parenthèse : A l’issu de ce spectacle, j’ai compris une différence fondamental entre le show à l’américaine et l’absence de show à la française. La différence tient principalement au spectateur. Là, où l’américain exulte à chaque action spectaculaire, les veines du cou saillantes, tous les muscles bandés, prêts à exploser, le visage déformé par ses Hurlements, le sémillant Français reste assis et manifeste sa gaité en tapant doucement des mains. « Joli action » dit-il en chuchotant.
Enfin c’est ce que j’ai pu constater aux matchs du PSG. Chuuuut ! ca reste entre nous. Ne le dites pas à Vévé. Il est fragile.
En parlant du grand malade, il a fini euphorique. Les veines du cou saillantes, tous les muscles bandés, prêts à exploser, le visage déformé par ses Hurlements. Une sorte d’incroyable Hulk… Il aurait mis son tee-shirt vert des Celtics, même la couleur y était.
Les Celtics ont gagné. Avec 5 joueurs contre 1, ils ont lâchement abusé de leur supériorité numérique.

Si les amateurs de sports sont comblés, ces exploits sportifs dépassent largement le cadre sportif. A n’en pas douter, ils ont une incidence positive sur l’ensemble des Bostoniens. Boston semble être un endroit où il fait bon vivre. Où ça marche. Imaginez la France gagnant la coupe du monde de Foot, tous les trois mois. Fini la morose generale, Sarko serait adulé et la France libéré.

Mon beauf est reparti de Boston, guerri. Il dancait la Gino, la dance disco retentissant dans le garden à chaque victoire des Celtics. Mais combien de temps cela va t il durer? Que ce passera t il la saison prochaine? Vévé, tu t’en sortiras, tu verras. Les Celtics, les Red Soxs et les Patriots sont prets.
Et alors que je cherche une conclusion pertinente à ce post, Les Celtics viennent de gagner le premier match de la finale de conférence. S’en est presque lassant toutes ses victoires et cette euphorie collective. Vivement qu’on rentre à Paris pour les vacances. Ca nous fera du bien.


jeudi 8 mai 2008

Robert

J’ai rencontré une femme. Elle s’appelle Joan. Elle est belle et élégante. Comment pouvais-je résister ? Je suis si faible.
Elle a une chute de reins vertigineuse et est dotée d’un fessier rond et charnu... Oui c’est vrai ! Tout comme Keith. Son abondante chevelure noire d’ébène est … Bon passons. Sa créativité et son sens pratique en font… humm … Ça y’est. J’ai trouvé !. Joan imite à merveille l’accent antillais… Oui Keith aussi. C’est vrai ! Mais là où Joan se distingue de Keithette, c’est au niveau de … heu... attendez… Non désolé. Je me suis gouré. Elles sont exactement pareilles…
Mais je vis pourtant bien avec une nouvelle femme ? Que nenni ! Keith est devenue Joan. Elle a changé son prénom. Elle l’a féminisé pour faciliter sa recherche d’emploi.
Il faut dire que Keith, aux Etats unis, n’est pas facile à porter. C’est un prénom de Garçon... Un prénom de vrai mec bourru et ringard, qui plus est. Une sorte de « Robert » à l’Américaine, synonyme de virilité exacerbée. On ne se doute pas une seule seconde, de l’enfer qu’a pu être la vie de « Robert » depuis notre arrivé aux Etats-Unis. Prenez, par exemple, le rendez-vous, tout bête, chez le gynécologiste.
- Bonjour, j’aimerais avoir un rendez-vous pour un examen gynécologique.
- Oui, aucun problème. Quel est votre nom ?
- Robert Vilma’.
- Robert ?... .. Heu Monsieur Robert, la consultation gynécologique consiste essentiellement en l’examen de l’appareil génital de la femme, de la vulve et de sa muqueuse. Il me semble donc peu approprié à votre cas.
- Mais je suis une femme. J’ai tout ça sur moi figurez vous
- Ouaais c’est ça. T’es lourd Robert, tu sais…

Essayez donc pour voir ! Moi-même, j’ai été confronté, à plusieurs reprises, à des situations similaires. Ici, Julien se prononce Julian. Et Julian est un prénom féminin. Lorsque nous nous présentons à un couple de ricains, ça donne à peu près ça :
- Hello we are Julian and Keith.
- Hello Julian (serrant la main de Keith). Nice to meet you Keith (serrant ma main)
- Heuu moi c’est Julienne et Elle, … c’est Robert.
- .. ?? .. French people freak me out

Avouez que c’est un peu délicat, surtout lors de mondanité. Alors par souci des convenances, Keith est devenue Joan, son deuxième prénom. Attention, non pas comme Joan Rambo ou Joan Wayne, mais plutôt comme Joan Baez. La nuance n’est pas facile à maîtriser. Et à défaut d’une bonne prononciation, on peut retomber dans le prénom poilu, à gros biscotos, sentant la transpiration.

Malheureusement, Joan n’a duré que le temps d’un CV envoyé à un journal local. Trop compliqué d’aller au bout, de s’habituer, de changer toutes les adresses emails... « I’m Keith and I’m proud ! « a t elle hurlé à la face de l’Amérique, un point rageur levé vers le ciel. Au deuxième CV envoyé, c’était déjà terminé. À peine le temps d’assouvir quelques fantasmes fangeux avec la belle Joan, Keith était redevenue Robert.
En arrivant ici, j’ai rencontré un homme. Il s’appelle Robert. Il est beau et élégant. Comment pouvais-je résister ? Je suis si faible.

mardi 29 avril 2008

Pour le plaisir des yeux...

Oups ! Dans le post précèdent, a été omis "Pour le plaisir des yeux, les voici en couleurs et en famille ".
Avec au premier plan, la coqueluche des jeunes filles de l’école. Le Délicieux, l’adorable, l’exquis… Tout le portrait de son père, vous dirait sa mère.


mercredi 9 avril 2008

MIXTAPE

Un mois sans donner de nouvelles ! Non non et non. Trop c’est trop. Vite Rembobinons.
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Fin Fevrier, Keith a eu son permis de travail. Elle a désormais le droit de travailler aux États-Unis.
Quand on travaille plus, on gagne plus a dit un jour notre vénérable Président (entre autres choses). Keith va travailler plus, nous allons donc gagner plus? Sophie, arrête ton sophisme ! Maël doit être gardé. Nous avons trouvé une crèche à 20 000 dollars l’année, prix moyen d’une crèche dans l’état le plus riche des États-Unis. En considérant les impôts itout itout, Keith va travailler plus et nous devrions gagner moins (dans un premier temps du moins). Donc quand on travaille plus… on gagne moins !!! Quelle brillante démonstration Sophie !!
Certains n’avaient pas attendu son permis de travail pour la faire bosser. Keith a repeint les portes d’entrée de l’école internationale de Boston. On vient de Paris à NewYork, pour voir ce chef d’oeuvre de l’art Français contemporain. Pour le plaisir des yeux, les voici en couleurs et en famille.

Maël a un an. Et Keith est une Mère et une Epouse comblée, nageant en plein bonheur, satisfaite à tous les égards...Ça, vous y avez déjà eu le droit. Avançons un peu
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… ier. Et donc voilà. Vous savez tout sur mon boulot! Je n’osais vous en parler. Ça soulage de se laisser aller à la confidence. Merci.

Début Mars, nous avons eu quelques grosses chutes de neige. Notre quartier est devenu l’espace d’un instant, un haut lieu du ski de fond. Des skieurs de fond sillonnaient nos trottoirs. Il ne manquait plus que quelques chamois, deux trois reines et …des lutins pour pour … pour quoi au juste !? pour oublier que la neige ça commence à nous gonfler. Marre de pelleter à 7 heures du mat, marre de l’école qui ferme pour trois pauv’ flocons inoffensifs et marre du nez qui coule et des doigts gelés. Heureusement, voila les beaux jours. Il était temps !
Mi-Mars, pour la fin de l’hiver, toute la famille a passé 4 jours au ski avec 3 autres familles françaises. Tous réunis dans un grand chalet dans le New Hampshire, à 2 heures d’ici. Que c’est beau le New Hampshire et en particulier les White moutains ! Le charme de l’hiver y opère plus encore que par chez nous. Nous nous sommes arrêtés à une station-service dans les White mountains. Il y avait 3 motos neiges aux pompes à essence. On était la seule voiture à faire le plein. On avait l’air con avec notre Subaru…
Noah a pris des leçons de Ski… sans succès. Il n’aime pas le ski. Je l’ai compris quand un matin, alors que j’allais le réveiller, il m’a demandé :
- Ce matin, on va à l’école ou au ski ?
- À l’école lui ai-je répondu.
- Wouaaii Super s’est-il écrié
Ça lui aura au moins permis d’aimer l’école. Allez comprendre…
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Maël est entré à Harvard à 1 an. Ce qui fait de lui, le plus jeune étranger à jamais être entré à Harvard … en poussette beige, avec des grands parents nommés Papi Alain et Mamido. Je ne pense pas qu’un jour, on vienne nous contester ce record. Une belle transition pour vous dire que mes parents ont passé presque 3 semaines à Boston.
Papi Alain et Mamido. ont écumé les musées, visité les prestigieuses universités (avec Maël donc) et révisé l’histoire des États-Unis. J’écrirai quelques lignes sur l’histoire Américaine. Ce sera très succinct. On peut difficilement faire plus de dix lignes sur l’histoire américaine. Arf! Arf! Arf! se gausse le Français qui ne manque pas une occasion de faire remarquer la richesse de son histoire.
Quand ils ne visitaient pas un lieu historique, mes parents regardaient CNN. Des heures durant, la main crispée sur la télécommande, les yeux rivés sur le petit écran, il ne ratait pas une diffusion du Hilary-Obama show. Tout ce qui avait attrait aux élections américaines les faisait rentrer dans une sorte de transe, au bord du délire. Mais quand, de toute mon autorité, j’éteignais la télé et contrariais ces téléphages enragés, ils hurlaient de désespoir. Lamentations aigries, anxiétés prononcées, et même convulsions, nous nous sommes inquiétés. Il a fallu les attacher. Le sevrage ne s’est pas fait sans mal, mais nous sommes parvenu à les mettre de force dans l’avion au début du week-end dernier.
Ils ont décidé de revenir en Novembre. Surement pour suivre la fin des élections Américaines sur CNN. Gare à la rechute. Nous serons vigilants.
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De quoi de quoi ?! le petit Evence est né ce week-end. Bienvenu au petit prince. A n’en pas douter, dans quelques semaines, il prononcera parfaitement « un chacheur chachant chacher, chait chacher sans chon chien ». Félicitation à l’heureuse orthophoniste et à son valeureux Papa. Le valeureux papa de l’orthophoniste ?! … ?!... Promis à notre prochaine visite en France, nous passerons pour… une consultation d’orthophonie.
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Une dernière news, pour vous annoncer que j’ai rejoint l’équipe des Billerica Rovers, évoluant en 2eme division de la New England soccer league des plus de 30 ans… de moins de 90 kilos... ayant une Subaru...

On se la refait depuis le début?! CLAC
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mardi 11 mars 2008

Maël a 1 an

Maël a un an.
Et Keith est une Mère et une Epouse comblée, nageant en plein bonheur, satisfaite à tous les égards, sexuell… Non!?... Comment ça non!?... Je dois rectifier. Keith n'est pas une mère comblée. Maël est un enfant difficile. Peut-être une de ces graines de voyou que Sarkozy aurait aimé dépister dès la naissance. En tout cas, un enfant débordant d'énergie, de beaucoup d'énergie, de trop d'énergie.

Il ne dort jamais ou tellement peu. 22h-7h30, avec une petite sieste d'une demi-heure la journée. Soit, en gros, 10 heures, alors qu'à son age, il devrait dormir le double.
On a bien essayé l'hypnose, le yoga, le cannabis ou l'intégrale de l'inspecteur Derrick. Rien n'y fait. Maëlou ne dort pas. Et ses 14 heures d'éveil sont épuisantes pour qui s’en occupe. Il arpente la maison de long en large à la recherche de livres à déchirer, de jouets à torturer, de rangement à dévaster…

Son grand frère, actuellement dans sa période dinosaure, l'appelle Maëlousaure. (On lui a un peu soufflé. Mais c'est resté). Quand Maëlousaure arrive dans sa chambre, il dévaste tout et fait flipper tous les autres dinosaures. Le T-Rex en a une peur bleue.
Sûrement à cause de sa taille et de son poids imposant. Avec son évolution actuelle (fois 3 tous les ans), dans 6 mois, il fait le poids de son frère, dans 3 ans, le poids de son père et dans 5, le poids de sa mère.
À 18 ans, il fera la taille et le poids d’un tyrannosaure Rex. Soit 5m50 pour 3 tonnes 5! ça en imposera dans la cour du lycée!
Son poids colossal ne l'empêche pas de se déplacer très rapidement. Le Maëlousaure est un terrible chasseur. S'il découvre par terre, une mouche encore fraîche, il n'hésitera pas à s'en régaler.
Mais le plus terrifiant chez le Maëlousaure est sans aucun doute son sourire, capable de s'ouvrir sur plus de 20 cm avec 7 dents de quelques millimètres.
Si vous vous en approchez, qui que vous soyez, il ne vous épargnera pas... Il vous sourira…


(désolé lé pour le petit tit probleme sonore nore)

samedi 1 mars 2008

Vous reprendrez bien un peu d’élection?

Vous reprendrez bien un peu d’élection? Une bonne élection onctueuse et savoureuse.
L’année dernière à la même époque, on s’était gavé. En Famille ou entre amis, on avait pleuré, écouté avec ferveur, applaudi des deux mains, invectivé, insulté, renié. On n’avait pas pu éviter les aigreurs d’estomac une fois l’élection terminée, mais qu’est ce qu’on s’était régalé.
Et voilà que cette année, on remet ça.. enfin nous.. pas vous ! Vous êtes plutôt sur le point de vomir. Après vous être bien empifrés, c’est vrai que ça avait l’air appétissant ! vous vous apercevez que le met est avarié. Et là, bien sur, c’est l’indigestion. Vous vous tordez de douleur, avez des remontés gastriques. Une vraie descente aux enfers ! Prenez un peu de Spasfon. Dans 5 ans, ça passera...

Quelque peu épargné, nous nous sommes attablés de nouveau… devant une élection gargantuesque. Il y a tellement à bouffer, qu’on ne sortira de table qu’en Novembre.
Enfin si on tient jusque-là ! Pour le moment, on ne comprend pas ce qu’il y a dans nos assiettes.
J’essaye pourtant. Je regarde la télévision. Difficile d’échapper aux élections ! mais voilà, les images défilent, des bouches s’agitent, des mains applaudissent… Et je n’ai qu’une très vague compréhension des questions soulevées, des différences de positions entre les candidats. Je devrais essayer les chaînes en Espagnol. Peut-être que je comprendrai mieux maintenant que je prend des cours à Harvard.

Alors à défaut de comprendre le fond, nous nous concentrons sur la forme, sur tous ces critères superficiels, ces valeurs que les candidats tentent d’incarner. Et question superficialité, Obama casse la Barak.
Le voici en compagnie de sa femme ravissante, de ses charmants enfants et de son adorable petit chien (Fala..C’est son nom). Il assiste à un match de Base ball, fait griller des T-bone steaks, serre des mains et prononce quelques bons mots.
Et l’on ne peut s’empêcher de penser : s’il aime autant sa femme, ses enfants, son chien, le base-ball et les T-bone steaks, il ne peut pas être mauvais. C’est sans aucun doute, un homme très bien.

Prenez maintenant le cas Hillary.Elle apparaît ultra-déterminée, d’une aisance incroyable lors des débats, fin stratège. Bref une très bonne politicienne.
Et l’on ne peut s’empêcher de penser : Si elle est si obstinée, si bonne politicienne, si loin de la figure maternelle douce et rassurante, Elle ne peut être que mauvaise, froide et calculatrice. Et elle n’aime sûrement pas le base-ball et les T-bone steaks.

Nous voilà tomber dans le piège du marketing politique (et du sexisme.. mais ce n’est pas le propos.) qui considère l’élection comme un pur acte consumériste. Peu importe la nature du produit, pourvu que l’emballage et l’image soient tops, on achète. C’est d’autant plus vrai qu’on ne comprend pas la nature réelle du produit et son avantage sur les concurrents.
En France, vous pensiez que la forme avait pris le pas sur le fond. ? Et que le débat politique ne constituait plus le cœur d’une élection ?
Les Américains, toujours plus pragmatiques, ne se posent plus la question. "Inutile de nier le pouvoir de l’image, Il vaut mieux en maîtriser les subtilités si l’on souhaite faire entendre son message dans une société qui en est déjà saturée". Alors en guise de subtilité, montrons Obama, sa femme, ses enfants et son chien à un match de base-ball en train de manger des T-bone steaks, au ralentie, sur une ballade mièvre de Céline Dion.
Et sa marche ! Patriotisme, attachement à la famille, optimisme et T-bone steaks, Toutes les valeurs de l’Amérique sont là, compactées, soulignées, vitaminées jusqu'à l’overdose.

Obama est en tête après le super Tuesday. Et Hillary semble bien incapable d’arrêter le phénomène Obama.
Côté républicain, la victoire de McCain et son impressionnant pédigré militaire, semble acquise. Il est talonné par Mike Huckabee pourtant soutenu par Chuck Norris. Mais si souvenez vous ! Chuck Norris, alias Walker Texas ranger, l’incarnation du NaNar héros sévèrement burné, capable d’aller gagner la guerre en Irak a lui tout seul … Après l’avoir gagner au Vietnam et en Afghanistan...
il y a quelque temps, alors qu’il parlait, de sa collection d’armes à feu entreposée dans son ranch du Texas. J’ai soudainement eu envie de vomir.
Chuck Norris aime sûrement, lui aussi, son chien, le base-ball et les T-Bone steaks comme… comme... George W Bush ! me suis-je dit.

Damn, L’Amérique est victime de malbouffe. Cette élection pourrait bien cacher des denrées cancérigènes, saturées en acides gras très néfastes pour notre santé. Ouvrons les yeux sur ce qui se trouve réellement dans nos assiettes.